La faillite des Transports Ziegler en France, survenue le 31 mars 2026, illustre avec force les difficultés croissantes que rencontrent les entreprises de logistique et de transport pour faire face à une crise qui s’aggrave depuis le début du conflit russo-ukrainien.
Les répercussions de l’intervention de la coalition USA/Israël en Iran – notamment les bombardements de sites pétroliers au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz – ont accentué la dégradation du secteur.
La flambée du prix de l’essence à la pompe, supérieure à 30 % en quelques jours, le net ralentissement de la demande, l’accumulation de commandes bloquées dans les containers des navires à l’arrêt et l’allongement des délais de paiement entraînent une réduction drastique des marges et une asphyxie des trésoreries des entreprises de transport.
L’aide publique, bien qu’évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros, apparaît insuffisante dans un contexte budgétaire déjà sous tension.
On peut espérer que la fin des hostilités au Moyen-Orient permettra un retournement de tendance et une reprise vigoureuse, à l’image de celle observée après les confinements liés à la pandémie de Covid-19. Mais cette perspective reste incertaine.
Une chose est sûre : les mois à venir seront particulièrement éprouvants.
Le mot d’ordre que la CFDT doit porter avec force aujourd’hui est clair : préservons nos emplois !

