Transport routier : la colère monte face à l’explosion du prix du gazole

La mobilisation des transporteurs routiers s’intensifie. Lundi 12 octobre, une cinquantaine de poids lourds ont mené une opération escargot sur l’autoroute A7, près du péage de Lançon-Provence, à l’initiative du Collectif Routier Sud France (CRSF).

Le collectif, qui affirme représenter plus de 130 entreprises et conducteurs routiers, dénonce l’envolée du coût du carburant et ses conséquences directes sur la situation financière des entreprises du secteur. Selon ses représentants, le coût d’un plein de carburant aurait quasiment doublé en quelques années, atteignant désormais près de 900 euros pour certains véhicules.

Des trésoreries sous pression

La hausse du prix du gazole constitue aujourd’hui la principale préoccupation des transporteurs.

Au-delà de l’augmentation des dépenses de carburant, les entreprises doivent mobiliser davantage de trésorerie pour financer leur activité alors que les marges restent faibles.

Même lorsque les contrats prévoient des mécanismes d’indexation du carburant, les ajustements tarifaires ne compensent pas toujours immédiatement les surcoûts, ce qui fragilise davantage les exploitations.

Une mobilisation indépendante

Avec cette première action, le CRSF entend se démarquer du calendrier des organisations professionnelles traditionnelles. Le collectif estime que la situation économique exige des réponses rapides et souhaite porter directement ses revendications auprès du ministère des Transports.

Cette initiative intervient alors que les principales fédérations du secteur ont déjà alerté les pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées par les entreprises pour absorber la hausse des coûts d’exploitation.

Vers un mouvement plus large ?

Cette action sur l’A7 constitue un premier signal avant les journées de mobilisation nationales annoncées les 21 et 22 octobre.

En multipliant les actions de terrain, les transporteurs espèrent obtenir des mesures concrètes pour limiter l’impact de la flambée du gazole sur leur activité.

Pour de nombreux professionnels, la question du carburant est désormais devenue un enjeu de survie économique autant qu’un sujet de compétitivité.