L’enveloppe des augmentations de salaires dans notre secteur d’activité est, cette année, très contrainte et en recul par rapport à 2025.

Les remontées dont nous disposons, à ce stade, font état de propositions tournant autour des 1%, loin d’assurer un maintien du pouvoir d’achat sur les dépenses de première nécessité qui progressent 3 à 4 fois plus vite, ni de combler les écarts observés ces dernières années, dans la période post-covid.

Les augmentations individuelles prennent de plus en plus le pas sur les augmentations générales, misant sur la performance personnelle, mais renforçant une opacité de plus en plus grande sur les critères qui les définissent.

De fait, la revalorisation du SMIC finit mécaniquement par comprimer les grilles et tasser l’ensemble des salaires, créant ainsi une dégradation du niveau des revenus et rémunérant de moins en moins les qualifications acquises par la formation. A quoi sert-il d’acquérir des compétences supplémentaires si elles ne se traduisent que très rarement par des améliorations de salaire ? L’objectif poursuivi n’est-il que de généraliser une polyvalence qui nivelle les niveaux d’aptitude ?

Même les accessoires de salaire (primes, intéressement, abondements, …) sont ramenés à la portion congrue, tandis que les remontées de dividendes aux actionnaires ne cessent de croître !

Le patronat nous parle très régulièrement de la nécessité de remettre au goût du jour la « valeur travail » ! Il y contribuera certainement et utilement en respectant davantage les salariés de ce pays.