Les terribles inondations en Espagne, avec un bilan dramatique de plus de 200 morts, les fortes intempéries en France, les brutales fluctuations de températures, le dépérissement progressif de nos forêts, sont, entre autres, les signaux inquiétants d’un dérèglement climatique annonciateur de sombres perspectives …
Les accords internationaux obtenus dans le cadre des Conférences des parties sur le climat (COP) sont loin d’être respectés. La COP 21 de 2015, à Paris, avait fixé comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici à 2100. En 2025, nous en sommes pourtant déjà à + 1,9% en France, très proche de la limite fixée dans … 75 ans !
Et si l’on juge les conclusions de la dernière Conférence (COP 29) qui vient de se tenir à Bakou, en Azerbaïdjan, dans un pays producteur d’hydrocarbures, aucune décision n’a été prise sur la sortie des énergies fossiles, responsables en partie du réchauffement de la planète.
Il paraît ainsi peu probable que nous assistions à un renversement de tendance, préconisé depuis plus de 30 ans.
Nous devons donc nous préparer à faire face à un enchaînement de fortes tempêtes et de périodes d’intense sécheresse, qui nous impose de nous adapter à ces évolutions, en investissant dans des équipements qui protègent la population de ces menaces.
Chaque pays devra y consacrer des budgets considérables et tous les acteurs auront à y prendre part. À commencer, en France, par les régions, dans leur politique d’aménagement des territoires.
À ce titre, les organisations syndicales, dont les adhérents sont les plus proches du terrain et capables d’appréhender les mutations nécessaires, d’accompagner les changements et les aménagements au cœur des projets d’urbanisme, ont leur rôle à jouer, d’autant plus dans un secteur, celui du transport, grand émetteur de pollution.
Depuis quelques années, le transport de voyageurs a commencé sa mutation, par l’implantation de tramways, de bus électriques ou à hydrogène. Mais les transports par autocars, souvent interurbains, alimentés par une énergie carbonée (diesel) sont encore nombreux et doivent accélérer leur transition. Ne parlons même pas du transport de marchandises, particulièrement polluant.
Favoriser cette transition écologique vers un modèle soutenable et désirable permet d’assurer l’attractivité des territoires, tout en préservant l’environnement, en protégeant la qualité des sols et des paysages, en protégeant donc ses habitants.
Il est désormais indispensable de s’adapter au changement climatique, en essayant au maximum d’en atténuer les effets, en recherchant et en favorisant la baisse des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques.
Prenons enfin conscience que nous sommes, tous, acteurs de notre avenir !

